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"Vipère au poing", c’est le combat impitoyable livré par Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et ses frères, à leur mère, une femme
odieuse, qu’ils ont surnommée Folcoche.
Cri de haine et de révolte, ce roman, largement autobiographique, le premier d’Hervé Bazin, lui apporta la célébrité et le classa d’emblée
parmi les écrivains contemporains les plus lus.
L'étouffoir... Ce n'est pas seulement cette lande qui sent le pin brûlé. Maltaverne et ses deux mille hectares, ses papillons cloués à la résine des arbres... C'est aussi cette force obscure qui saisit les êtres, les incendies... Alain est l'héritier de ce domaine. Il aime Marie, du moins il la désire. Mais elle n'a pas de dot et, quand on s'appelle Alain Gajac, on ne se commet pas avec une employée de librairie. Madame Gajac, sa mère, ne rêve que stères de bois et bourgeoisie bien-pensante... Ses fantômes, qui les connaît ? Quant à Jeannette, cette innocente, elle est déjà fauchée avant même que d'être en fleur. Alain sait qu'on la lui destine. Il l'a surnommée " le pou "... Malaise, mal d'aimer... A Maltaverne, le drame couve, exacerbé par le ciel brûlant des Landes. Car tous, à commencer par cet adolescent d'autrefois, ont oublié une chose : vivre...
À bord du Narcissus, la croisière organisée en l'honneur de la diva Doriacci revêt des allures de drame amoureux. Des passions secrètes se tissent au sein de la cohorte de bourgeois réunis et rompent la tranquillité mondaine. Il y a Olga Lamouroux, starlette française, dernière protégée du cinéaste Simon Béjart ; la riche Edma Bautet-Lebrêche et son ennuyeux mari Armand ; Julien Peyrat, commissaire-priseur plein de charme ; le jeune Andréas Fayard, gigolo professionnel et, enfin, Éric Lethuillier, à la tête d'un journal « de gauche », accompagné par sa timide épouse Clarisse. Sous l'emprise de son mari, cette dernière tente vainement de dissimuler sa fragilité sous un maquillage outrancier. Elle est « la femme fardée » qui intrigue autant qu'elle émeut. Alors qu'Éric s'affiche publiquement en compagnie d'Olga, Clarisse succombe à la passion adultère dans les bras de Julien. La tension monte et les poses mondaines, insuffisantes à dissimuler les sentiments abjects, deviennent aussi tristes que burlesques. Scandés par des airs d'opéra, les masques tombent les uns après les autres, faisant retentir une seule question : l'orgueil bourgeois laisse-t-il une chance à l'amour ?
Le narrateur de ce récit – un mari qui surveille sa femme – est au centre de l'intrigue. Il reste d’ailleurs en scène de la première phrase à la dernière, quelquefois légèrement à l’écart d’un côté ou de l’autre, mais toujours au premier plan. Souvent même il s’y trouve seul. Ce personnage n’a pas de nom, pas de visage. Il est un vide au cœur du monde, un creux au milieu des objets. Mais, comme toute ligne part de lui ou s’y termine, ce creux finit par être lui-même aussi concret, aussi solide, sinon plus. L’autre point de résistance, c’est la femme du narrateur, A…, celle dont les yeux font se détourner le regard. Elle constitue l’autre pôle de l’aimant. La jalousie est une sorte de contrevent qui permet de regarder au-dehors et, pour certaines inclinaisons, du dehors vers l’intérieur ; mais, lorsque les lames sont closes, on ne voit plus rien, dans aucun sens. La jalousie est une passion pour qui rien jamais ne s’efface : chaque vision, même la plus innocente, y demeure inscrite une fois pour toutes.
Ouvrage pessimiste, roman noir où se déploient dans leur hideur un univers cruel, une jungle hantée par des fauves inquiétants, Le Cousin
Pons nous présente un monde criminel, en haut comme en bas, du salon à la loge de concierge.
Au beau milieu de ce siècle sordide, Sylvain Pons prend rang parmi les martyrs ignorés dont La Comédie Humaine met en scène les souffrances
inconnues, les tortures infligées " aux âmes douces par les âmes dures, supplices auxquels succombent tant d'innocentes créatures
". Mais notre esthète angélique est également un gourmand ridicule et la farce s'immisce souvent dans le drame du pitoyable monomane ;
la dernière grande œuvre de Balzac est aussi un roman-feuilleton grotesque.
Pour un éditeur, retrouver le manuscrit oublié d'un écrivain aussi célèbre que Jules Verne s'apparente à la découverte, par un archéologue,
d'un site demeuré jusque-là caché.
C'est dans cet état d'esprit que nous avons la joie de publier ce Voyage à reculons en Angleterre et en Écosse, qui était resté dissimulé
dans la forêt des manuscrits de Jules Verne acquis par la ville de Nantes.
En 1859, Jules Verne a trente et un ans de rêve de voyages... Une occasion s'offre à lui de visiter l'Angleterre et l'Écosse avec un ami.
Jules Verne la saisit avec enthousiasme. Partis de Nantes et débarqés à Liverpool après être passés par Bordeaux (ce qui, d'abord, les
éloigna du but, d'où le voyage "à reculons"), nos deux héros vont découvrir notamment Edimbourg, Glasgow et Londres.
L'auteur, qui consigne ses remarques et ses impressions, nous brosse un tableau saisissant de vérité. Cela deviendra le Voyage à reculons en
Angleterre et en Écosse, récit romanesque écrit avec une belle malice, une ironie toute moderne et qui sait jouer avec les mots français ou
anglais. Le style est vif, rapide, plein d'images ingénieuses, de détails vrais, de rapprochements inattendus. L'appétit, la volupté même du
tourisme sont quelques-uns des ressorts de ce livre totalement inédit, prélude aux Voyages extraordinaires, dans lequel Jules Verne
s'affirme déja maître de son écriture et de son génie.
Fils de charpentier, Julien Sorel est trop sensible et trop ambitieux pour suivre la carrière familiale dans la scierie d’une petite ville de province. En secret, il rêve d’une ascension similaire à celle de Napoléon Bonaparte. Julien trouve une place de précepteur dans la maison du maire, Monsieur de Rénal, et noue une relation interdite avec son épouse. Jusqu’au bout, Julien Sorel verra ses ambitions contrecarrées par ses sentiments, qui les conduiront à sa perte...
1640 : un procès de sorcellerie. Un bûcher. Un complot. Louis XIII défaillant d'amour, de culpabilité et de haine devant son jeune et gracieux favori. Richelieu remontant le Rhône dans un bateau tapissé de velours cramoisi qui traîne derrière lui l'embarcation où Cinq-Mars et de Thou enchaînés sont conduits au supplice : leur mort signifiera la fin de la vieille noblesse écrasée par le pouvoir et la raison d'Etat. Dans la foulée de Walter Scott et en attendant Dumas, Cinq-Mars est le premier en date, le plus dramatique et sans doute le plus réussi des romans historiques français.
On l'imagine un sabre entre les dents... Il le porte à la ceinture et arbore un turban qui le range du côté des rebelles tchétchènes. C'est Hadji Mourad ! Dans les hautes montagnes du Caucase, la révolte gronde. L'émir Chamil prêche la guerre sainte. Au nom de l'Islam, il rassemble les populations insoumises. Offensé par le chef religieux, Hadji Mourad le trahit alors qu'il s'est d'abord rallié à lui. Contre l'intégrisme, il cherche alliance auprès de l'occupant russe qui le rejette. Pris entre deux feux, que lui reste-t-il sinon l'honneur et une fin tragique ? Pourtant, Hadji Mourad croit encore en son étoile... Nous sommes en 1850. La Tchétchénie déjà se rebelle...
Prix Nobel de la Littérature 1905
Pétri de culture latine, "Quo Vadis ?" fascine, parce qu'il conjugue apologie du christianisme et érotisme diffus, fresques
grandioses et détails cocasses. L'action se déroule à Rome, en 64 après J.-C. : dans la maison de Plautius, Vinicius, patricien romain,
s'éprend de la chrétienne Lygie. Le récit de leurs amours tourmentées nous plonge au cœur du règne de Néron, sombre figure du paganisme
décadent : il nous convie aux festins orgiaques organisés sur un immense radeau aux poutres dorées, autour duquel nagent de jeunes esclaves
déguisées en sirènes et en nymphes ; ou encore dans l'amphithéâtre romain, où les chrétiens sont sauvagement livrés aux chiens et aux lions
sous les yeux de la foule enivrée de sang... À propos de cette œuvre culte, qui valut à Sienkiewicz le prix Nobel de littérature en 1905,
Henry de Montherlant affirmait : " Je pèse bien mes mots avant de tracer ce que c'est en vérité dans "Quo Vadis ?" que j'ai
appris à écrire... "
Dans la moins connue de ses pièces, Camus raconte l'apparition de la peste dans une ville maritime, mais les protagonistes ne ressemblent guère à ceux du roman. " Notre XXe siècle est le siècle de la peur ", écrivait Camus en 1946. C'est le fil directeur de l'oeuvre. Qu'est-ce qui peut vaincre la peur, sinon l'amour ? C'est-à-dire, dans un contexte politique, la solidarité. Car la pièce est une allégorie de l'Occupation, de la dictature, des totalitarismes. Par là, elle n'a rien perdu de son actualité. Elle montre en effet comment une collectivité (et non un individu, comme dans Caligula) réagit face au malheur.
"Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. C'est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d'abord vu le jour sous la forme d'une nouvelle. Partisan d'un théâtre total, il porte l'absurde à son paroxysme en l'incarnant matériellement.
On se souvient avec effroi des images diffusées en février 2002 montrant le supplice de Daniel Pearl, ce journaliste américain enlevé puis décapité, à Karachi, par une bande de " fous de Dieu ". Hanté par le meurtre barbare du reporter du Wall Street Journal, à la fois juif et ami du monde arabo-musulman, Bernard-Henri Lévy a mené sa propre enquête. Celle-ci l'a conduit de Karachi à Londres, de Sarajevo à Dubaï, de Kandahar à Los Angeles et... Karachi. Il a remis ses pas dans les pas de la victime et de son bourreau. Il a retrouvé les témoins, les acteurs et les lieux. Il s'est plongé dans un monde de fanatismes et de passions sanglantes, de traques interminables, de manipulations périlleuses et de mensonges d'Etat. Il a côtoyé la nébuleuse terroriste dans ses ramifications les plus stupéfiantes, dans ses complicités les moins avouables. A chaque étape de cette immersion dans l'univers des nouveaux " possédés ", deux questions : qui a vraiment tué Daniel Pearl ? Quel secret s'apprêtait-il à révéler quand ses assassins l'ont égorgé ? Bernard-Henri Lévy explore ces ténèbres en journaliste, en romancier, en philosophe. Son livre propose un tableau moderne du mal. C'est une descente vers les enfers où couvent, peut-être, nos prochaines apocalypses.
Publié en 1919, cette nouvelle terrifiante, constitue une exploration des mécanismes du pouvoir et de ses rapports avec la Loi. L'auteur met en scène le mécanisme de la sanction pénale : le condamné est attaché à une machine conçue pour graver sur son corps le texte de loi auquel il a contrevenu. La gravure peut être plus ou moins longue et profonde, et aller jusqu'à la mort du condamné.
Les remparts de la légendaire cité de Troie sont les témoins des vengeances les plus sanglantes.
Guidés par les dieux, princes, rois et héros s'affrontent dans un conflit qui va durer une décennie : la guerre de Troie.
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An adaptation of Homer's Iliad, a Greek epic poem which relates the events of the last few days of the Trojan War, focusing on the
withdrawal of Achilles from the contest and the disastrous effects of this act on the Greek campaign.
Tome 3
Catastrophe ! Le père d'Octave veut le marier à une jeune fille de son choix alors qu'Octave en a déjà épousé une autre. Heureusement, Scapin, valet ingénieux et rusé, promet et Octave de le tirer de ce mauvais pas. En matière de fourberies, Scapin n'a pas son pareil. Surtout s'il peut en profiter pour régler ses propres comptes aux dépens de son maître !
Donc j'étais tout à l'heure au Jardin public. La racine du marronnier s'enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me
rappelais plus que c'était une racine. Les mots s'étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes d'emploi, les
faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J'étais assis, un peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et
noueuse entièrement brute et qui me faisait peur. Et puis j'ai eu cette illumination.
Ça m'a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n'avais pressenti ce que voulait dire "exister".
suivi de Contemplation
Du jeûne volontaire considéré comme un spectacle de cirque, jusqu'au jour où le public, lassé, se détourne de la cage... De l'animosité incompréhensible et torturante d'une voisine d'immeuble... De la soumission d'un fils, forcément coupable, même s'il ignore de quoi, à un père aussi terrifiant que grotesque... A travers les textes rassemblés ici, nous suivons toute l'évolution créatrice de Kafka, depuis les brefs récits de jeunesse réunis sous le titre Contemplation, jusqu'à ces chefs-d'œuvre de la maturité que sont Un artiste du jeûne ou Le Verdict. Mais ce qui prédomine, c'est l'unité et la prégnance d'un univers, d'une écriture impassible, imperceptiblement ironique, qui ne fait que mieux souligner le cauchemardesque à travers le quotidien, l'inquiétant à côté du drolatique.
Tome 1
Les six pièces de Racine que contient ce volume forment le premier versant de l'œuvre, celui de la prodigieuse et presque immédiate
ascension d'un écrivain vers la perfection de son art.
Racine a vingt-cinq ans lorsqu'il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière. L'auteur de Britannicus et de Bérénice est un homme
de trente ans qui a su trouver dans la simplicité du drame et la pureté mélodieuse de la langue le moyen d'exprimer la vérité de l'émotion
tragique, la douleur ou la cruauté de la passion : dès Andromaque, " tout est dans l'âme " comme on l'a dit, " rien que dans
l'âme ", et dans le chant.
Réunit :
La Thébaïde
Alexandre le Grand
Andromaque
Les plaideurs
Britannicus
Bérénice
«Soudain il s'interrompt, il lève la main, l'index dressé, il tend l'oreille... Vous les entendez ?... Un attendrissement mélancolique
amollit ses traits... Ils sont gais, hein ? Ils s'amusent... Que voulez-vous, c'est de leur âge... Nous aussi, on avait de ces fous rires...
il n'y avait pas moyen de s'arrêter...
- Oui, c'est vrai... Il sent comme ses lèvres à lui aussi s'étirent, un sourire bonhomme plisse ses joues, donne à sa bouche un aspect
édenté... c'est bien vrai, nous étions comme eux... Il ne faut pas grand-chose, n'est-ce pas ? pour les faire rire... Oui, ils sont gais...
Tous deux la tête levée écoutent... Oui, des rires jeunes. Des rires frais. Des rires insouciants. Des rires argentins. Clochettes.
Gouttelettes. Jets d'eau. Cascades légères. Gazouillis d'oiselets... ils s'ébrouent, ils s'ébattent... Aussitôt restés entre eux ils nous
ont oubliés.»
Dans une action concentrée, où tout ce qui compte est ce qui n'est pas dit, deux hommes s'affrontent, prennent à tour de rôle la position du
dominant ou du dominé, deux amis se brouillent - peut-être - " pour un oui ou pour un non ".
La tension qui existe sous les mots les plus simples, les mouvements physiologiques et psychiques souterrains communiquent au public une
sensation de malaise, en même temps qu'ils le fascinent. Car cette dispute est la nôtre, ces mots, nous les avons prononcés, ces silences,
nous les avons entendus. Tout un passé refoulé se représente, une profondeur inconsciente, des pulsions agressives. Par les mots, nous nous
déchirons nous-mêmes, et nous déchirons les autres.
Mais le silence est pire.
On l'appelait la mare au Diable, car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d'y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le cœur triste. Germain va chercher une épouse pour s'occuper de ses enfants orphelins de leur mère. À quoi bon se marier, pense-t-il, quand l'amour n'y est pas. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu'il aime tant. Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l'amour, de l'enfance et du travail de la terre. Beaucoup d'amour et un peu d'idéalisme sont ses secrets.
Errant seul de nouveau dans ces étendues sans fin où il lui semble que personne avant lui n'a été tenté des s'aventurer...
Aucune trace nulle part. Aucun jalon ici ni point de repère qui permette de conserver le sens des proportions. La plus inoffensive bestiole
alerte toute l'attention, paraît aussi effrayante qu'un tigre...
Tâtonnant, cherchant, mais quoi ? Il n'en sait trop rien. Cela ne porte aucun nom...Là où une œuvre littéraire prend naissance, grandit, ou
meurt...
Des imbéciles. Imbéciles. Les imbéciles. C'est à ne pas croire. C'est lui qui vient de dire ça. Lui-même. C'est de sa propre bouche que sont sortis ces mots étonnants : des imbéciles. Ces gens-là, regardez, je vous les désigne, regardez-les bien. Vous voyez, ce sont des imbéciles. Les voici. Ils se nomment ainsi. Ils sont là, devant nous, immobilisés. Ils sont tout raides... comme inanimés... Ils sont emmaillotés soigneusement, entourés de bandelettes, sur leur visage des masques peints ont été posés ...
Ce n'est pas par hasard que j'ai rencontré Martereau. Je ne crois pas aux rencontres fortuites (je ne parle évidemment que de celles qui
comptent). Nous avons tort de penser que nous allons buter dans les gens au petit bonheur. J'ai toujours le sentiment que c'est nous qui les
faisons surgir : ils apparaissent à point nommé, comme faits sur mesure, sur commande, pour répondre exactement (nous ne nous en apercevons
souvent que bien plus tard) à des besoins en nous, à des désirs parfois inavoués ou inconscients.
Au cours d'un dîner, Lucile rencontre Antoine, jeune éditeur parisien. Leur complicité se transforme vite en une fougueuse passion. Or,
Lucile vit avec Charles, quinquagénaire élégant et fortuné qui l'entoure d'un amour désintéressé. Malgré sa profonde affection pour lui,
lorsque Antoine lui demande de choisir, elle décide de quitter Charles. "Vous me reviendrez. Je n'ai qu'à attendre." Charles n'en
doute pas. Parce qu'il aime cette femme-enfant pour elle-même et non pour lui. Parce qu'il sait qu'un jour Antoine lui reprochera ses
faiblesses et ses défauts. Parce qu'il sait aussi que l'amour sans argent ne fait pas le bonheur. Il entend déjà la "chamade", ce
roulement de tambour qui annonce les défaites…
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve,
petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais
surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que
tous ces riches suffisants.
Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la
destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve
que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision: à la fin de cette année
scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
Le propos de Françoise Giroud est de payer ses dettes. A l'âge où l'on se dit : « Qu'ai-je fait de ma vie ? », on s'aperçoit que ce sont les
Autres qui vous ont formé et parfois déformé, qu'on leur doit qui l'on est, pour le meilleur et pour le pire, qu'une existence, ce sont des
rencontres avant d'être des événements. Une série de « leçons particulières » que l'on reçoit malgré soi. « Qui m'a donné quoi ? » Ainsi
Françoise Giroud s'est-elle interrogée. « Qui m'a fourni des modèles et des contre-modèles, des enseignements et des contre-enseignements,
qui m'a laissé son empreinte et quelquefois sa cicatrice ; que m'a-t-on, donné, que m'a-t-on transmis que j'aimerais transmettre à mon tour
selon la loi de la vie ? » Paradoxalement, ce livre tourné vers autrui, écrit à mi-voix est aussi le plus personnel des récits de Françoise
Giroud, comme si elle s'autorisait, cette fois, l'émotion, le regret, la blessure.
Dans cet ouvrage, Nathalie Sarraute a repris, en la développant, la forme poétique de ses premiers textes brefs, Tropismes. Chacun de ces
textes a été suscité par certaines paroles qui lui ont paru particulièrement riches en potentialités insoupçonnées. Insoupçonnées, soit
parce que l'impact de ces paroles reste méconnu, soit parce qu'il est enseveli sous un amoncellement de représentations convenues, comme
lorsqu'elles touchent aux thèmes éternels de l'amour et de la mort. Dans l'un et l'autre cas, le lecteur assiste ou, mieux, est appelé à
prendre part aux diverses actions dramatiques qui sont ici mises au jour et se déploient. C'est un assez extraordinaire exercice !
Niveau B1.
Un colonel à la retraite qui trouve un bébé devant sa porte... Une jeune fille amoureuse forcée à l'exil à cause d'un oeuf " magique "... Un
adolescent qui se passionne pour les sciences et la littérature... Un " chat" qui vole des tapis... Mais quel est le lien entre tous ces
personnages ? Entre la Tunisie et la France, entre les superstitions et l'univers rationnel des sciences, le hasard joue à séparer et réunir
les hommes par les moyens les plus improbables. Un roman à l'humour joyeux pour se rappeler que dans la vie tout peut arriver... Même le
meilleur !
Le Souffle de la Hyène
Le souffle de la hyène : _Ne me touche pas... La voix, cassée, était à peine humaine et les yeux qui se fixèrent sur Natan ceux d'un fauves. _Ne me touche... surtout pas ! La main de Natan retomba sans force. Il eu le temps de voir un rayon de lune accrocher une larme sur la joue de Shaé. Il s'évanouit.
Laurence, à 30 ans, ne veut pas connaître la même vie que sa mère qui attend avec abnégation le retour d'un mari, infidèle chronique. Aussi,
le jour où elle découvre que son propre mari la trompe, se jette-t-elle à corps perdu dans une folle course au bonheur. Elle part pour les
États-Unis où l'attend une extra-ordinaire aventure...
Mais le départ de Laurence est aussi un signal pour Yolande, sa mère. Elle n'a pas 50 ans et il est encore temps. Toujours belle, elle brise
son carcan de principes. Elle aussi prend le large...
Ou trente années de la vie d'une ville et de ses habitants plus farfelus les uns que les autres. Ils poursuivent tous des chimères que l'évolution du monde et surtout la guerre de 1939, ne leur permettront jamais de réaliser. Il leur reste le rêve...
Billie a 13 ans. Elle n'a connu que les coups et la misère. Un matin, en classe, elle découvre On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de
Musset et l'amitié. Sa vie va changer.
Mathilde a 24 ans. Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante et, à cause de cet homme
justement, elle décide de changer de vie.
Yann a 26 ans. Un soir, il rend service à son voisin de palier qui l'invite à dîner pour le remercier. Au cours de cette soirée, il réalise
que sa vie n'a aucun intérêt et qu'il doit tout recommencer.
Trois prénoms. Trois histoires. Trois jeunes gens d'aujourd'hui, déterminés et courageux, qui préfèrent encore se tromper de vie plutôt que
de n'en vivre aucune.
et autres nouvelles
Un couple de vieillards dont la seule préoccupation est de se débarrasser définitivement l'un de l'autre, un curieux psychanalyste tout droit sorti du fond des mers, un détective qui enquête sur l'étrange disparition de trois enfants en se prenant pour Sherlock Holmes, une pickpocket incroyablement douée, une bibliothécaire capable de faire vivre les personnages des livres, tels sont les héros de ces aventures qui mêlent humour et merveilleux. Loin de Fahrenheit 451 et de Chroniques martiennes, Ray Bradbury nous entraîne dans un univers en apparence familier et pourtant surprenant.
Cody doit sortir de prison. Tom est chargé de l'aider à retrouver l'équilibre dehors. Entre eux, il y a ce seuil à franchir, le monde à ré apprivoiser. Les gens libres n'imaginent pas la somme mélancolique de connaissances et de familiarités qui vous écrase le cœur après des années s'habiller, réclamer son dû, imaginer un emploi du temps. Ce n'est pas juste qu'un homme ait à souffrir des choses idiotes et douces de l'existence quotidienne. Et comme la plupart d'entre nous, Tom n'a pas prévu d'aider l'autre au-delà d'une certaine limite - à ce point mystérieux où l'exigence absolue en même temps que très précaire de la fatigue d'autrui nous entraîne vers une violence inconnue.
Dans cet ouvrage au style trépidant, l'auteur nous invite à la traversée du Canada de la fin des années cinquante. Ici, fiction et réalité se mélangent dans des aventures de petits boulots, de rencontres et de grands espaces, de Montréal à Vancouver, avec 29 cents dans sa poche. Il y a aussi la route, l'auto-stop, l'histoire de la ruée vers l'or, les trains de nuit et les filles d'un soir ou d'une vie. C'est aussi l'histoire d'une langue : " mon métier, c'est la langue française ", dit le narrateur. Conteur insatiable, ses propos " vocalisent avec tous les accents possibles et imaginables ", dans un show époustouflant.
C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le
sait et il n'en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d'une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d'enfance ou
d'adolescence, un mets originel et merveilleux dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli.
Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets,
gibiers, viandes, poissons et premiers alcools. Il se souvient - et il ne trouve pas. Pas encore.
On est en 1948. Bertold Brecht, dramaturge anarchiste réputé, ayant fui les nazis, rentre d'exil, de retour de Californie. Dans Berlin-Est, les autorités communistes ont pris le pouvoir. Son retour est triomphal. Tandis que partout des agents rétablissent l'ordre, reconstruisent le pays, éduquent les esprits, on lui donne des moyens considérables pour monter le Berliner Ensemble. Pas de hasard. Si Brecht est un formidable séducteur, on se méfie de lui, de ses idées, de ses actes. Pour mieux le surveiller, l'encadrer, le saisir, l'agent Hans Trow lui colle aux basques et à la peau une jeune comédienne, mystérieuse et théâtrale, Maria Eich. En attendant de jouer Antigone, elle sera sa maîtresse.
Emilio Sandoz, linguiste et prêtre, est le seul survivant d’une mission de contact avec des extraterrestres sur une planète lointaine. Il en revient marqué du sceau de l’infamie : là-bas, il se serait prostitué et aurait tué un enfant...
Que s’est-il réellement passé ? Que sont devenus les autres membres de l’expédition ? D’où viennent ces cicatrices terribles sur ses mains ?
Nous sommes fin mai, en pleine retraite, en plein désastre. On sacrifie les équipages comme on jetterait des verres d'eau dans un incendie
de forêt. Comment pèserait-on les risques quand tout s'écroule ?...
En trois semaines nous avons perdu dix-sept équipages sur vingt-trois. Nous avons fondu comme une cire... Nous savons bien que l'on ne peut
faire autrement que de nous jeter dam le brasier, si même le geste est inutile. Nom sommes cinquante, pour toute la France. Sur nos épaules
repose toute la stratégie de l'armée française !
Fille de l'esclave violée par un marin anglais à bord d'un vaisseau négrier, Tituba, née à la Barbade, est initiée aux pouvoirs surnaturels par Man Yaya, guérisseuse et faiseuse de sorts. Son mariage avec John l'entraîne à Boston, puis au village de Salem.