Le château de ma mère
Le plus beau livre sur l'amitié enfantine : un matin de chasse dans les collines, Marcel rencontre le petit paysan., Lili des Bellons. Ses
vacances et sa vie entière en seront illuminées.
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Le plus beau livre sur l'amitié enfantine : un matin de chasse dans les collines, Marcel rencontre le petit paysan., Lili des Bellons. Ses
vacances et sa vie entière en seront illuminées.
Depuis le départ de Marius, César est de plus en plus coléreux et ses amis en font les frais. Lorsque Fanny apprend qu'elle attend un enfant de Marius, le déshonneur la guette... Deux ans après Marius, Pagnol reprend dans Fanny ses personnages où il les a laissés.
Un modeste professeur, honnête, naïf et méprisé, se trouve embauché par un conseiller municipal véreux qui veut l'utiliser comme prête-nom... Topaze, créé en 1928, est le premier succès théâtral de Pagnol. C'est sa grande comédie de caractères, la plus classique, la plus moliéresque de ses pièces. Le personnage de Topaze devient aussitôt une figure archétypale du théâtre français.
Un lord anglais découvre la momie d'une jeune fille et en tombe amoureux.
Un papyrus placé dans la tombe, conte l'histoire de la mystérieuse "°endormie°"... À Thèbes, en Égypte, au temps de Moïse,
Tahoser, jeune et séduisante Égyptienne brûle d'amour pour Poëri, un bel inconnu. Mais Poëri appartient au peuple esclave des Hébreux et
aime Ra'hel. Tahoser en a le coeur brisé... Pendant ce temps, Pharaon la poursuit d'un amour dont elle ne veut pas...
« Ça suffit d'être une vicieuse, une cachottière, une fille poisseuse et lourde vis-à-vis des copines de classe, légères, libres, pures de leur existence... Fallait encore que je me mette à mépriser mes parents. Tous les péchés, tous les vices. Personne ne pense mal de son père ou de sa mère. Il n'y a que moi. »
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la « dame rose » qui vient lui rendre
visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de
personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très
fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende
Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et "qui
croit au ciel", lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu.
Tout est triste dans le château délabré du baron de Sigognac.
Ce jeune homme, dernier rejeton d'une famille noble mais ruinée, s'ennuie à mourir entre son chien, son cheval et son vieux serviteur.
Lorsqu'une troupe de comédiens cherche abri chez lui, le baron se réveille, la vie est entrée dans le château. La laisser repartir ?
Pas sans lui. Il accompagnera la troupe à Paris pour y chercher fortune. Pendant le voyage, il se fait comédien et prend un nom de guerre:
il sera le capitaine Fracasse! Et de quels exploits ne serait-il pas capable, pour les jolis yeux de la belle Isabelle, délicieuse
ingénue...
et autres nouvelles
" Composons une Histoire de France, avec tous les détails, en cinquante volumes ... " Voilà, c'est dit ! Cinquante volumes, c'est bien le moins. Et tous les détails, hein ! Tous ! A six ans, Fontanet et Nozière n'ont peur de rien. Et certainement pas d'une aventure comme celle-là... Alors, quand le petit Pierre rencontre pour la première fois sa marraine, il sait très bien à qui il a affaire. C'est une fée. Et qu'on ne vienne pas lui dire le contraire. Il a vu ses yeux d'or, entendu son rire de source claire. Et elle parle de la mer comme personne ! Le monde ? oh, il connaît ! Que ce soit les monstres au bec de cigogne qui rasent les murs de sa chambre en silence ou les belles dames mystérieuses du voisinage, on ne lui fait pas prendre des vessies pour des lanternes. Et les miracles, comme pour Suzanne qui déjà parle aux étoiles, il connaît ! Alors le reste...
Madame de Clèves, jeune beauté parfaite en tout point, fait des débuts remarqués à la cour de la reine dauphine, belle-fille d'Henri II.
Pour ce modèle de vertu, l'image de Diane de Poitiers plane tout au long du roman comme le contre-exemple absolu.
Mais sous des dehors innocents, la Princesse de Clèves, par sa faculté à analyser et à maîtriser ses sentiments, fait preuve d'une
personnalité étonnante et rarement exposée avec tant de justesse auparavant.
Car, si l'amour courtois trouve ici d'indéniables échos, cet ouvrage paru en 1678, souvent considéré comme le premier roman de la
littérature française, est indéniablement un pas énorme vers le roman tel qu'on le connaît aujourd'hui. La galerie de portraits dressée par
Madame de Lafayette peut s'avérer un peu rébarbative pour le lecteur moderne, de même que sa langue est un peu austère. Néanmoins, l'analyse
psychologique est d'une vraisemblance résolument novatrice et rachète l'invraisemblance de certaines scènes. En outre, l'exploit de faire
naître tout un roman d'une intrigue aussi ténue, pratiquement sans action, fait de "La Princesse de Clèves" un ouvrage d'autant
plus pathétique que les personnages laissent peu d'emprise aux événements extérieurs et se condamnent eux-mêmes.
Au cours du tournage d'une coproduction sur la paix, une comédienne française noue une relation éphémère mais passionnée avec un Japonais. Sur cette mince intrigue, Duras est chargée par Alain Resnais d'élaborer le scénario et les dialogues d'un film, Hiroshima mon amour, titre étrange et poétique malgré la référence évidente aux atrocités de la guerre. Avec un art de l'ellipse parfaitement maîtrisé, Duras orchestre une danse sensuelle entre deux personnages qui luttent contre le temps. Lui refuse d'admettre que les atrocités d'Hiroshima ont eu lieu, Elle se tait sur son passé ; pourtant, ces fantômes ressurgissent en fragments, lambeaux d'un passé qui se superposent au moment présent. Les corps des amants se confondent peu à peu et Hiroshima se fond dans Nevers, cadre de la jeunesse de l'actrice marquée par l'opprobre parce qu'elle a aimé un jeune Allemand durant la guerre.
_Mme Delahaie est morte, dit papa.
Maman devint toute pâle.
_Est-ce possible?
_Vois toi même, répondit papa. C'est une lettre du notaire.
Et il enleva son pardessus. Il avait un vêtement de coupe élégante, mais qu'il jugeait fané, ce dont nous ne pouvions nous apercevoir.
Maman dépliait la lettre. Soudain elle se cacha le visage dans son tablier et se prit à pleurer.
Papa souriait, le sourcil dédaigneux.
Joseph s'écria:
_Ne pleure pas maman. Puisqu'on ne l'aimait pas, c'est pas la peine de pleurer.
suivi de "Le rêve de d'Alembert" et "Suite de l'entretien"
Dans cet Entretien, le premier des trois dialogues imaginaires qui composent le Rêve de d’Alembert, les fondateurs de l’Encyclopédie, d’Alembert le scientifique et Diderot le philosophe, discutent l’hypothèse audacieuse, avancée par Diderot, d’un monde créé sans créateur, d’une « chaîne des êtres » constituée d’une même matière en mouvement, sensible et plurielle.
Ce livre raconte l'histoire d'un scientifique, le Professeur Lidenbrock, et de son neveu Axel, qui découvrent le mystérieux parchemin d'un certain Arne Saknussemme. Dans ce parchemin, ils découvriront qu'il est maintenant possible d'aller au centre de la Terre. Alors ils décideront de se lancer dans cette aventure, avec leur guide. Là-bas ils découvriront un monde aussi époustouflant que terrifiant....
Published for the first time in English, the debut novel of Marguerite Duras—renowned author of The Lover and The War—is the story of a family’s moral reckoning and a daughter’s fall from grace
Marguerite Duras rose to global stardom with her erotic masterpiece The Lover (L’Amant), which won the prestigious Prix Goncourt, has over a million copies in print in English, has been translated into forty-three languages, and was adapted into a canonical film in 1992. While almost all of Duras’s novels have been translated into English, her debut The Impudent Ones (Les Impudents) has been a glaring exception—until now. Fans of Duras will be thrilled to discover the germ of her bold, vital prose and signature blend of memoir and fiction in this intense and mournful story of the Taneran family, which introduces Duras’s classic themes of familial conflict, illicit romance, and scandal in the sleepy suburbs and southwest provinces of France.
Vitry, banlieue tentaculaire, immense, vidée de tout ce qui fait une ville, réservoir plutôt avec, çà et là, des îlots secrets où l'on
survit. C'est là que Marguerite Duras a tourné son film Les Enfants : « Pendant quelques années, le film est resté pour moi la seule
narration possible de l'histoire. Mais souvent je pensais à ces gens, ces personnes que j'avais abandonnées. Et un jour j'ai écrit sur eux à
partir des lieux du tournage de Vitry. »
C'est une famille d'immigrés, le père vient d'Italie, la mère, du Caucase peut-être, les enfants sont tous nés à Vitry. Les parents les
regardent vivre, dans l'effroi et l'amour. Il y a Ernesto qui ne veut plus aller à l'école « parce qu'on y apprend des choses que je ne sais
pas », Jeanne, sa soeur follement aimée, les brothers et les sisters. Autour d'eux, la société et tout ce qui la fait tenir : Dieu,
l'éducation, la famille, la culture... autant de principes et de certitudes que cet enfant et sa famille mettent en pièces avec gaieté, dans
la violence.
« Attendre et espérer », voilà toute la sagesse d'Edmond Dantès. Fier marin sur le point d'être nommé capitaine et d'épouser sa bien-aimée,
Mercédès, il est arrêté.
(SPOIL)
Dénoncé comme bonapartiste il est enfermé au château d'If et attendra quatorze ans sa délivrance et sa vengeance. Elle sera terrible. Edmond
Dantès est devenu riche et titré.
Son vieux compagnon de cellule, l'abbé Faria, en lui révélant son secret, l'a fait comte de Monte-Cristo. Après sa spectaculaire évasion,
les fortunes se font et se défont au gré de son implacable volonté. Dumas raconte ces aventures extraordinaires avec génie, « Il lui a fallu
des excès de vie pour renouveler cet énorme foyer de vie », disait George Sand, admirative.
suivi de "Le neveu de Rameau"
Publié sans nom d'auteur, interdit il y a quelques années au cinéma, La Religieuse fait toujours scandale ; or, ce livre, disait Montherlant, « est à peine licencieux et n'est pas du tout frivole mais au contraire très grave ». Inspiré par une histoire vécue, Diderot imagine que la religieuse Suzanne Simonin raconte ses mésaventures en 1760. Spoliée de sa dot, elle séjourne dans trois couvents successifs. La première supérieure est cupide, la deuxième est ascétique, la troisième est d'une sensualité éperdue qui fait vivre tout le couvent en fête. Diderot décrit ce qui arrive lorsqu'on contredit « la pente générale de la nature ». « Je ne crois pas qu'on ait écrit une plus effroyable satire des couvents », disait-il. La Religieuse est aussi et surtout une chaleureuse apologie de la liberté individuelle.
Dans la cellule 203, ils sont quatre : Jacky Coutances a probablement tué trois de ses amoureuses ; Sergueï Kazmarek a rendu hémiplégique une jeune mariée ; Pierre-Marie Poupineau a un goût immodéré pour les petits enfants. Et Sébastien Biche, instituteur fragile, a, dans un moment d'épuisement et de folie, tué son bébé en lui cognant la tête contre la cheminée. Dans la 108, croupit Corinne Lemonnier, monstre femelle qui offrait ses neveux et ses nièces aux plaisirs sadiques de son amant. Jacky aime Corinne et Corinne aime Jacky. Ils ne se connaissent que par les mensonges amoureux qu'ils échangent en hurlant, chacun collé aux barreaux de leur fenêtre respective. Ainsi va la prison, entre crises d'amour et coups de démence, le ronronnant barnum de la cabane aux forcenés...
Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecœur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée
ensuite en pension, elle y reste jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Elle devient alors gouvernante pour le noble M. Rochester, dont elle tombe
bientôt amoureuse, mais les obstacles seront nombreux.
Le cahier rouge
«"Adolphe, me dit-elle, vous vous trompez sur vous-même ; vous êtes généreux, vous vous dévouez à moi parce que je suis persécutée ;
vous croyez avoir de l'amour, et vous n'avez que de la pitié." Pourquoi prononça-t-elle ces mots funestes ? Pourquoi me révéla-t-elle
un secret que je voulais ignorer ? Je m'efforçai de la rassurer, j'y parvins peut-être ; mais la vérité avait traversé mon âme ; le
mouvement était détruit ; ...et déjà il y avait en moi une pensée que de nouveau j'étais réduit à cacher.»
« Vous voyez, quelquefois je faisais des articles pour les journaux. De temps en temps j’écrivais pour le dehors, quand le dehors me
submergeait, quand il y avait des choses qui me rendaient folle, outside, dans la rue – ou que je n’avais rien de mieux à faire. Ça
arrivait. »
Outside rassemble une soixantaine de textes, suscités par des événements quotidiens, par l’actualité, écrits avec rapidité à la manière du
journaliste, articles « provoqués du dehors » faits avec plaisir, alimentaires parfois.
Zadig ou la Destinée - Le Monde comme il va Memmon ou la Sagesse humaine - Lettre d'un Turc sur les fakirs et sur son ami Bababec - Micromégas - Songe de Platon - Les Deux Consolés - Histoire des voyages de Scarmentado - Candide ou l'Optimisme - Histoire d'un bon bramin - Le Blanc et le Noir - Jeannot et Colin - Pot-pourri - Petite Digression - Aventure indienne - L'Ingénu - L'Homme aux quarante écus - La Princesse de Babylone - Les Lettres d'Amabed - Le Taureau blanc - Le Crocheteur borgne - Eloge historique de la raison - Histoire de Jenni ou l'Athée et le Sage - Les oreilles du comte de Chesterfied et le chapelain Goudman - Aventure de la mémoire - Cosi-Sancta.
Le premier roman, inachevé, de l'auteur relève beaucoup plus du roman noir anglais du 18e siècle que des Voyages extraordinaires.
Le 12 mars 1839, un terrible accident se produit dans l'église Saint-Nicolas. La cloche s'effondre et, dans sa chute, provoque un carnage
parmi les fidèles. Le sonneur Joseph se trouve écrasé sous l'effondrement.
Il était l'ami de Jules Deguay, un jeune avocat, fils de rentier nantais, qui, dans la catastrophe, sauve Anna Deltour, la fille de
grotesques bourgeois.
Avec son ami, Michel Randeau, Jules, soupçonnant un crime, s'attache à suivre l'enquête. Il découvre alors d'étranges personnages: Abraxa,
une horrible sorcière, et son âme damnée Mordhomme, qui ont pris sous leur coupe un prêtre défroqué, Pierre Hervé, qui sort d'une famille de
pauvres paysans...
Monsieur Godion et sa fille Claire explorent chaque jour les bois et les étangs environnants. Au bout de leurs jumelles, sous leurs pieds
c'est un défilé de plantes, de fruits sauvages et d'animaux qu'ils reconnaissent et protègent. Ils parlent peu pour mieux entendre les
oiseaux s'envoler ou plonger. Ils sont seuls, avec un petit orphelin, Léonard, quand ils distinguent entre les roseaux un homme nu qui jette
sa montre à l'eau. Respectueux de son isolement, ils s'éloignent sans bruit, mais le mystère s'épaissit lorsque l'inconnu, grièvement blessé
par des chasseurs, refuse de dire son nom. Le village se ligue contre lui: on doit avoir un nom, une adresse, un numéro de Sécurité sociale
même si on habite au cœur d'un roncier ! L'Homme des bois tient tête avec l'aide de Monsieur Godion et l'amour de Claire. Réfugié chez eux,
il pratique leurs rites, ceux de l'église verte; ils font le cidre, taillent le verger et sillonnent la forêt derrière les hardes de
chevreuils.
Cet anonymat heureux ne durera pas. La société n'aime pas que l'on sorte de son giron, elle a besoin, pour survivre, de numéroter son monde
et de bien l'encadrer. Les fugitifs sont toujours rattrapés.
Par cet hymne à la nature, Hervé Bazin donne envie de s'enfoncer dans la forêt pour en respirer les odeurs et vivre hors d'une société
espionne et tatillonne. Romancier de l'affrontement familial, Hervé Bazin est aussi celui de la sérénité retrouvée dans la nature.
Diderot a-t-il jamais eu la vocation de l'art ? Sous les habits du philosophe, l'esthéticien n'est pas en reste : théoricien du génie dans
L'Encyclopédie, critique d'art pour neuf Salons, féru de théâtre et de littérature, il laisse derrière lui une somme d'essais prolifique,
qui ne peut être écartée du reste de son oeuvre. Car l'esthétique, chez Diderot, c'est avant tout le goût du juste, l'expression de soi dans
le miroir du siècle, les formes singulières d'une idéologie... c'est l'art mis en acte.
Ce volume d' OEuvres esthétiques, édité par Paul Vernière, remet à l'honneur la part la moins connue des écrits de Diderot, et dans
laquelle, pourtant, il s'imposera au fil des siècles comme le plus grand novateur.
Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable « J’accuse »
contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débouche
sur l’espoir d’un monde nouveau lorsque le héros, Étienne Lantier, quittant la mine « en soldat raisonneur de la révolution, » sent naître
autour de lui une « armée noire, vengeresse… dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ». Germinal marque l’éveil du monde
du travail à la conscience de ses droits et c’est au cri sans cesse repris de « Germinal ! Germinal ! » que la délégation des mineurs de
Denain accompagna le convoi funèbre de Zola à travers les rues de Paris.
« Le roman est le soulèvement des salariés, le coup d'épaule donné à la société qui craque en un instant : en un mot, la lutte du capital et
du travail. C'est là qu'est l'importance du livre, je le veux prédisant l'avenir, posant la question qui sera la plus importante du
vingtième siècle » Zola à propos de Germinal.
"Le titre que je donne à mes Mémoires annonce ma naissance ; je ne l'ai jamais dissimulée à qui me l'a demandée, et il semble qu'en
tout temps Dieu ait récompensé ma franchise là-dessus; car je n'ai pas remarqué qu'en aucune occasion on en ait eu moins d'égard et moins
d'estime pour moi.
[...] " "Le récit de mes aventures ne sera pas inutile à ceux qui aiment à s'instruire. Voilà en partie ce qui fait que je les
donne; je cherche aussi à m'amuser moi-même."
Jean-pierre, le meunier, n'a pour tout bien que son moulin et son jardin potager. Mais jamais le vent ne fait tourner les ailes du moulin,
et jamais la pluie ne fait pousser les légumes du jardin... jusqu'à ce qu'une nuit, M. le Vent et Mme la Pluie viennent se
reposer dans la maison toute délabrée du meunier. Pour le remercier de son hospitalité, ils lui offrent deux objets magiques qui vont
susciter la jalousie du terrible seigneur du château...
En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIe siècle, Marguerite Yourcenar, l’auteur des Mémoires d’Hadrien, ne raconte
pas seulement le destin tragique d’un homme extraordinaire. C’est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son
âcre et brutale réalité ; un monde contraste où s’affrontent le Moyen Age et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde
dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage, et qui pour cette raison finira par le broyer.
L’œuvre au Noir a obtenu en 1968 le prix Femina à l’unanimité. Ce livre a été traduit en quinze langues.
Encore une fois, dans ce troisième volet du Labyrinthe du monde, le centre du récit est le personnage du père, Michel. Michel et sa mère, l'affreuse châtelaine du Mont-Noir ; Michel et ses amours : Fernande, Jeanne, dont l'inquiétant mari servira de modèle à Alexis, Liane, tant d'autres... " Confondue par le problème des dates de l'enfance, seule dans un paysage vide où tout semble tantôt très proche et tantôt lointain ", Marguerite Yourcenar, qui parle peu d'elle-même, laisse seulement deviner, derrière le portrait du père, sa silhouette de petite fille, puis d'adolescente. Et, derrière le fourmillement des passions, le chaos des impressions, derrière les désastres privés et historiques, ce qui constituera son monde, comme si elle nous tendait quelques clés de son oeuvre romanesque.
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la
solitude des espérances, de toutes ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur le frémissement des cœurs, l'élan des âmes. Elle les a si souvent pressentis, espérés, ces bonheurs-là.
Aussi, lorsqu'il paraît, le reconnaît-elle sans peine. L'être créé pour elle... Julien ! Le même écho s'éveille en leurs cœurs...
Le mariage scellera leur amour. Mais que suit-elle, lorsque le voile se déchire, des grandes étreintes, des secrets d'alcôves, des désirs
d'hommes ? Que sait-elle de l'amour sinon sa poésie ? Alors ils se regardent... Les illusions, à peine écloses, déjà se fanent et bientôt ne
sont plus. C'est une vie qui se déroule...
"Dans son appartement parisien, Thérèse Desqueyroux s'apprête à affronter la solitude d'un samedi soir. Sa fille Marie, âgée de
dix-sept ans, qu'elle n'a pas vue depuis trois ans surgit de façon inopinée.
Marie, qui est partie sans prévenir sa famille, évoque avec ironie les difficultés financières des Desqueyroux : Bernard son père, et sa
grand-mère, subissent le contrecoup de la débâcle de la résine.
Puis elle exprime sa révolte par rapport à l'univers étouffant de son entourage et manifeste sa solidarité avec sa mère qui a su tout
quitter. "
Ils s'appelaient eux-mêmes les Hommes.
Ils étaient parvenus à cette extrémité de la terre - qui devait, bien plus tard, être nommée Terre de Feu -, au terme d'une si longue
migration qu'ils en avaient perdu la mémoire. Sans cesse poussés par de nouveaux envahisseurs, ils avaient traversé un continent et des
millénaires dans l'ignorance et la peur. Ils s'étaient établis là où, semblait-il, nul ne pouvait les rejoindre, tant sont cruels le ciel,
la terre et la mer dans cet enfer austral.
Ils furent peut-être un peuple ; ils ne furent plus que des clans, puis des familles. Un jour, et c'est demain, il n'y aura plus que Lafko -
Lafko, fils de Lafko, fils de Lafko depuis le fond des âges -, le dernier des Hommes, celui que nous voyons, à la première et à la dernière
page de ce livre, tenter de trouver dans la tempête la grève où il pourrait mourir, seul sous le regard de Dieu. Dans l'intervalle, depuis
le rêve de Henri le Navigateur et l'apparition des vaisseaux de Magellan, les Hommes, ces " sauvages ", ont regardé passer
l'Histoire et l'ont subie.
Demain, Lafko va se perdre dans la nuit. Qui se souvient des Hommes ? Jean Raspail, pour avoir rencontré l'un des derniers canots des
Alakalufs (tel est leur nom moderne), ne les a pas oubliés. Dans ce livre - que, faute de mieux, il qualifie de " roman ", mais "
épopée " ou " tragédie " seraient sans doute plus exacts -, il recrée le destin de ces êtres, nos frères, que les hommes qui
les virent hésitèrent à reconnaître comme des hommes. C'est une immense et terrible histoire.
Et c'est un livre comme il n'en existe pas aujourd'hui, et dont on sort transformé.
Ce roman évoque dans leur réalité la plus vivante, mais aussi dans leur secrète allégorie, quelques aspects particuliers de la Rome de l'an XI du fascisme. Il y a là une authentique peinture de certains milieux antifascistes de l'époque et du drame de leur révolte vouée à la clandestinité et à l'échec durant ces années où triomphait la dictature.
Loin du fracas de la Grande Guerre, sur les bords de la Marne, un adolescent et une très jeune femme adultère, dont le mari est au front, vont vivre une passion impossible, scandaleuse. Ecrit à dix-huit ans, parrainé par Jean Cocteau, Le Diable au corps est le premier roman et le chef-d'oeuvre de Raymond Radiguet, c'est aussi le dernier accès de fièvre du romantisme français. A sa sortie en 1923, son succès fut phénoménal ; aujourd'hui, c'est un classique.
Zazie débarque à Paris pour la première fois chez son oncle Gabriel. Le Panthéon ou les Invalides, elle s'en contrefiche mais pas du métro. Quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures.
XV - Le temps retrouvé
Extrait :
"Pendant nos promenades Gilberte me parlait de Robert comme se détournant d'elle, mais pour aller auprès d'autres femmes. Et il est
vrai que beaucoup encombraient sa vie, et comme certaines camaraderies masculines pour les hommes qui aiment les femmes, avec ce caractère
de défense inutilement faite et de place vainement usurpée qu'ont dans la plupart des maisons les objets qui ne peuvent servir à rien."
ou le Festin de Pierre
" Ciel offensé, lois violées, filles séduites, familles déshonorées, parents outragés, femmes mises à mal, maris poussés à bout ..." De Dom Juan on ne compte plus les outrages, Done Elvire, arrachée à son couvent, Charlotte, abusée à la veille de ses noces, Mathurine trahie... Débauché, libertin, impie, mais néanmoins séducteur, Don Juan vient à bout des situations les plus scabreuses. Reste l'ultime provocation, cette invitation à dîner lancée à la statue du Commandeur qu'il tua naguère. Défi relevé ! Le colosse le convie à son tour : un festin où rougeoient déjà les feux de l'enfer... Un festin de Pierre.
Textes en français facile
Qui ne connaît pas Gargantua ? Ne vous a-t-on jamais dit que vous aviez un appétit "gargantuesque" ? Si tel est le cas, soyez heureux. Car Gargantua est un personnage mythique de la littérature française du XVIe siècle. Créé par François Rabelais, Gargantua est un géant truculent dont le nom est passé dans le langage courant pour désigner son appétit énorme et insatiable. Rabelais écrit l'ouvrage en mêlant rêve et réalité. Sous forme de chroniques, on découvre avec plaisir les aventures comiques et magnifiques de Gargantua, de guerres en ripailles. Outre son esprit satirique, Rabelais montre ici un talent de conteur et de portraitiste. Ces pirouettes stylistiques lui permettent d'exprimer sa philosophie en toute liberté malgré la censure et les guerres de religion propres à l'époque de François Ier. Une philosophie faite d'épicurisme souriant et modéré.
VII - Le côté de Guermantes
Le narrateur et sa famille déménagent dans l'hôtel de Guermantes, à Paris. Après un voyage à Doncières où il retrouve son ami Saint-Loup, le narrateur commence à fréquenter les salons dont celui de la marquise de Villeparisis. Cette vie désormais mondaine se voit renforcée par la disparition de sa grand-mère et l'absence de ses parents partis pour Combray.
XIV - Le temps retrouvé
Extrait :
"Pendant nos promenades Gilberte me parlait de Robert comme se détournant d'elle, mais pour aller auprès d'autres femmes. Et il est
vrai que beaucoup encombraient sa vie, et comme certaines camaraderies masculines pour les hommes qui aiment les femmes, avec ce caractère
de défense inutilement faite et de place vainement usurpée qu'ont dans la plupart des maisons les objets qui ne peuvent servir à rien."
VIII - Le côté de Guermantes
Le narrateur et sa famille déménagent dans l'hôtel de Guermantes, à Paris. Après un voyage à Doncières où il retrouve son ami Saint-Loup, le narrateur commence à fréquenter les salons dont celui de la marquise de Villeparisis. Cette vie désormais mondaine se voit renforcée par la disparition de sa grand-mère et l'absence de ses parents partis pour Combray.
Combray
Transporté dans le temps grâce à la "rencontre" d'un objet - la célèbre madeleine -, le narrateur se remémore son enfance dans la
maison familiale de Combray. Il revit ses angoisses, à l’heure du coucher... Il revoit cette société bourgeoise, avec ses codes étranges et
ses personnages hauts en couleur... Il retrouve la saveur des menus qui reflétaient le rythme des épisodes de la vie.
VI - Le côté de Guermantes
Le narrateur et sa famille déménagent dans l'hôtel de Guermantes, à Paris. Après un voyage à Doncières où il retrouve son ami Saint-Loup, le narrateur commence à fréquenter les salons dont celui de la marquise de Villeparisis. Cette vie désormais mondaine se voit renforcée par la disparition de sa grand-mère et l'absence de ses parents partis pour Combray.
En 1919, dans les pays Baltes ravagés par la guerre, la révolution et le désespoir, trois jeunes gens, Eric, Conrad et Sophie, jouent au jeu dangereux de l'amour. Attirance, rejet, faux-semblants, conflits, mensonges et érotisme les pousseront aux confins de la folie. Marguerite Yourcenar renouvelle le thème du triangle amoureux dans cette somptueuse et tragique histoire d'amour.