Théâtre complet
Tome 3
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Tome 3
Catastrophe ! Le père d'Octave veut le marier à une jeune fille de son choix alors qu'Octave en a déjà épousé une autre. Heureusement, Scapin, valet ingénieux et rusé, promet et Octave de le tirer de ce mauvais pas. En matière de fourberies, Scapin n'a pas son pareil. Surtout s'il peut en profiter pour régler ses propres comptes aux dépens de son maître !
Donc j'étais tout à l'heure au Jardin public. La racine du marronnier s'enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me
rappelais plus que c'était une racine. Les mots s'étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes d'emploi, les
faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J'étais assis, un peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et
noueuse entièrement brute et qui me faisait peur. Et puis j'ai eu cette illumination.
Ça m'a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n'avais pressenti ce que voulait dire "exister".
Tome 1
Les six pièces de Racine que contient ce volume forment le premier versant de l'œuvre, celui de la prodigieuse et presque immédiate
ascension d'un écrivain vers la perfection de son art.
Racine a vingt-cinq ans lorsqu'il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière. L'auteur de Britannicus et de Bérénice est un homme
de trente ans qui a su trouver dans la simplicité du drame et la pureté mélodieuse de la langue le moyen d'exprimer la vérité de l'émotion
tragique, la douleur ou la cruauté de la passion : dès Andromaque, " tout est dans l'âme " comme on l'a dit, " rien que dans
l'âme ", et dans le chant.
Réunit :
La Thébaïde
Alexandre le Grand
Andromaque
Les plaideurs
Britannicus
Bérénice
«Soudain il s'interrompt, il lève la main, l'index dressé, il tend l'oreille... Vous les entendez ?... Un attendrissement mélancolique
amollit ses traits... Ils sont gais, hein ? Ils s'amusent... Que voulez-vous, c'est de leur âge... Nous aussi, on avait de ces fous rires...
il n'y avait pas moyen de s'arrêter...
- Oui, c'est vrai... Il sent comme ses lèvres à lui aussi s'étirent, un sourire bonhomme plisse ses joues, donne à sa bouche un aspect
édenté... c'est bien vrai, nous étions comme eux... Il ne faut pas grand-chose, n'est-ce pas ? pour les faire rire... Oui, ils sont gais...
Tous deux la tête levée écoutent... Oui, des rires jeunes. Des rires frais. Des rires insouciants. Des rires argentins. Clochettes.
Gouttelettes. Jets d'eau. Cascades légères. Gazouillis d'oiselets... ils s'ébrouent, ils s'ébattent... Aussitôt restés entre eux ils nous
ont oubliés.»
Dans une action concentrée, où tout ce qui compte est ce qui n'est pas dit, deux hommes s'affrontent, prennent à tour de rôle la position du
dominant ou du dominé, deux amis se brouillent - peut-être - " pour un oui ou pour un non ".
La tension qui existe sous les mots les plus simples, les mouvements physiologiques et psychiques souterrains communiquent au public une
sensation de malaise, en même temps qu'ils le fascinent. Car cette dispute est la nôtre, ces mots, nous les avons prononcés, ces silences,
nous les avons entendus. Tout un passé refoulé se représente, une profondeur inconsciente, des pulsions agressives. Par les mots, nous nous
déchirons nous-mêmes, et nous déchirons les autres.
Mais le silence est pire.
On l'appelait la mare au Diable, car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d'y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le cœur triste. Germain va chercher une épouse pour s'occuper de ses enfants orphelins de leur mère. À quoi bon se marier, pense-t-il, quand l'amour n'y est pas. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu'il aime tant. Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l'amour, de l'enfance et du travail de la terre. Beaucoup d'amour et un peu d'idéalisme sont ses secrets.
Au cours d'un dîner, Lucile rencontre Antoine, jeune éditeur parisien. Leur complicité se transforme vite en une fougueuse passion. Or,
Lucile vit avec Charles, quinquagénaire élégant et fortuné qui l'entoure d'un amour désintéressé. Malgré sa profonde affection pour lui,
lorsque Antoine lui demande de choisir, elle décide de quitter Charles. "Vous me reviendrez. Je n'ai qu'à attendre." Charles n'en
doute pas. Parce qu'il aime cette femme-enfant pour elle-même et non pour lui. Parce qu'il sait qu'un jour Antoine lui reprochera ses
faiblesses et ses défauts. Parce qu'il sait aussi que l'amour sans argent ne fait pas le bonheur. Il entend déjà la "chamade", ce
roulement de tambour qui annonce les défaites…
Errant seul de nouveau dans ces étendues sans fin où il lui semble que personne avant lui n'a été tenté des s'aventurer...
Aucune trace nulle part. Aucun jalon ici ni point de repère qui permette de conserver le sens des proportions. La plus inoffensive bestiole
alerte toute l'attention, paraît aussi effrayante qu'un tigre...
Tâtonnant, cherchant, mais quoi ? Il n'en sait trop rien. Cela ne porte aucun nom...Là où une œuvre littéraire prend naissance, grandit, ou
meurt...
Des imbéciles. Imbéciles. Les imbéciles. C'est à ne pas croire. C'est lui qui vient de dire ça. Lui-même. C'est de sa propre bouche que sont sortis ces mots étonnants : des imbéciles. Ces gens-là, regardez, je vous les désigne, regardez-les bien. Vous voyez, ce sont des imbéciles. Les voici. Ils se nomment ainsi. Ils sont là, devant nous, immobilisés. Ils sont tout raides... comme inanimés... Ils sont emmaillotés soigneusement, entourés de bandelettes, sur leur visage des masques peints ont été posés ...
Ce n'est pas par hasard que j'ai rencontré Martereau. Je ne crois pas aux rencontres fortuites (je ne parle évidemment que de celles qui
comptent). Nous avons tort de penser que nous allons buter dans les gens au petit bonheur. J'ai toujours le sentiment que c'est nous qui les
faisons surgir : ils apparaissent à point nommé, comme faits sur mesure, sur commande, pour répondre exactement (nous ne nous en apercevons
souvent que bien plus tard) à des besoins en nous, à des désirs parfois inavoués ou inconscients.
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve,
petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais
surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que
tous ces riches suffisants.
Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la
destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve
que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision: à la fin de cette année
scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
Le propos de Françoise Giroud est de payer ses dettes. A l'âge où l'on se dit : « Qu'ai-je fait de ma vie ? », on s'aperçoit que ce sont les
Autres qui vous ont formé et parfois déformé, qu'on leur doit qui l'on est, pour le meilleur et pour le pire, qu'une existence, ce sont des
rencontres avant d'être des événements. Une série de « leçons particulières » que l'on reçoit malgré soi. « Qui m'a donné quoi ? » Ainsi
Françoise Giroud s'est-elle interrogée. « Qui m'a fourni des modèles et des contre-modèles, des enseignements et des contre-enseignements,
qui m'a laissé son empreinte et quelquefois sa cicatrice ; que m'a-t-on, donné, que m'a-t-on transmis que j'aimerais transmettre à mon tour
selon la loi de la vie ? » Paradoxalement, ce livre tourné vers autrui, écrit à mi-voix est aussi le plus personnel des récits de Françoise
Giroud, comme si elle s'autorisait, cette fois, l'émotion, le regret, la blessure.
Dans cet ouvrage, Nathalie Sarraute a repris, en la développant, la forme poétique de ses premiers textes brefs, Tropismes. Chacun de ces
textes a été suscité par certaines paroles qui lui ont paru particulièrement riches en potentialités insoupçonnées. Insoupçonnées, soit
parce que l'impact de ces paroles reste méconnu, soit parce qu'il est enseveli sous un amoncellement de représentations convenues, comme
lorsqu'elles touchent aux thèmes éternels de l'amour et de la mort. Dans l'un et l'autre cas, le lecteur assiste ou, mieux, est appelé à
prendre part aux diverses actions dramatiques qui sont ici mises au jour et se déploient. C'est un assez extraordinaire exercice !
Niveau B1.
Un colonel à la retraite qui trouve un bébé devant sa porte... Une jeune fille amoureuse forcée à l'exil à cause d'un oeuf " magique "... Un
adolescent qui se passionne pour les sciences et la littérature... Un " chat" qui vole des tapis... Mais quel est le lien entre tous ces
personnages ? Entre la Tunisie et la France, entre les superstitions et l'univers rationnel des sciences, le hasard joue à séparer et réunir
les hommes par les moyens les plus improbables. Un roman à l'humour joyeux pour se rappeler que dans la vie tout peut arriver... Même le
meilleur !
Billie a 13 ans. Elle n'a connu que les coups et la misère. Un matin, en classe, elle découvre On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de
Musset et l'amitié. Sa vie va changer.
Mathilde a 24 ans. Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante et, à cause de cet homme
justement, elle décide de changer de vie.
Yann a 26 ans. Un soir, il rend service à son voisin de palier qui l'invite à dîner pour le remercier. Au cours de cette soirée, il réalise
que sa vie n'a aucun intérêt et qu'il doit tout recommencer.
Trois prénoms. Trois histoires. Trois jeunes gens d'aujourd'hui, déterminés et courageux, qui préfèrent encore se tromper de vie plutôt que
de n'en vivre aucune.
Le Souffle de la Hyène
Le souffle de la hyène : _Ne me touche pas... La voix, cassée, était à peine humaine et les yeux qui se fixèrent sur Natan ceux d'un fauves. _Ne me touche... surtout pas ! La main de Natan retomba sans force. Il eu le temps de voir un rayon de lune accrocher une larme sur la joue de Shaé. Il s'évanouit.
Laurence, à 30 ans, ne veut pas connaître la même vie que sa mère qui attend avec abnégation le retour d'un mari, infidèle chronique. Aussi,
le jour où elle découvre que son propre mari la trompe, se jette-t-elle à corps perdu dans une folle course au bonheur. Elle part pour les
États-Unis où l'attend une extra-ordinaire aventure...
Mais le départ de Laurence est aussi un signal pour Yolande, sa mère. Elle n'a pas 50 ans et il est encore temps. Toujours belle, elle brise
son carcan de principes. Elle aussi prend le large...
Ou trente années de la vie d'une ville et de ses habitants plus farfelus les uns que les autres. Ils poursuivent tous des chimères que l'évolution du monde et surtout la guerre de 1939, ne leur permettront jamais de réaliser. Il leur reste le rêve...
et autres nouvelles
Un couple de vieillards dont la seule préoccupation est de se débarrasser définitivement l'un de l'autre, un curieux psychanalyste tout droit sorti du fond des mers, un détective qui enquête sur l'étrange disparition de trois enfants en se prenant pour Sherlock Holmes, une pickpocket incroyablement douée, une bibliothécaire capable de faire vivre les personnages des livres, tels sont les héros de ces aventures qui mêlent humour et merveilleux. Loin de Fahrenheit 451 et de Chroniques martiennes, Ray Bradbury nous entraîne dans un univers en apparence familier et pourtant surprenant.
Cody doit sortir de prison. Tom est chargé de l'aider à retrouver l'équilibre dehors. Entre eux, il y a ce seuil à franchir, le monde à ré apprivoiser. Les gens libres n'imaginent pas la somme mélancolique de connaissances et de familiarités qui vous écrase le cœur après des années s'habiller, réclamer son dû, imaginer un emploi du temps. Ce n'est pas juste qu'un homme ait à souffrir des choses idiotes et douces de l'existence quotidienne. Et comme la plupart d'entre nous, Tom n'a pas prévu d'aider l'autre au-delà d'une certaine limite - à ce point mystérieux où l'exigence absolue en même temps que très précaire de la fatigue d'autrui nous entraîne vers une violence inconnue.
Dans cet ouvrage au style trépidant, l'auteur nous invite à la traversée du Canada de la fin des années cinquante. Ici, fiction et réalité se mélangent dans des aventures de petits boulots, de rencontres et de grands espaces, de Montréal à Vancouver, avec 29 cents dans sa poche. Il y a aussi la route, l'auto-stop, l'histoire de la ruée vers l'or, les trains de nuit et les filles d'un soir ou d'une vie. C'est aussi l'histoire d'une langue : " mon métier, c'est la langue française ", dit le narrateur. Conteur insatiable, ses propos " vocalisent avec tous les accents possibles et imaginables ", dans un show époustouflant.
C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le
sait et il n'en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d'une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d'enfance ou
d'adolescence, un mets originel et merveilleux dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli.
Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets,
gibiers, viandes, poissons et premiers alcools. Il se souvient - et il ne trouve pas. Pas encore.
On est en 1948. Bertold Brecht, dramaturge anarchiste réputé, ayant fui les nazis, rentre d'exil, de retour de Californie. Dans Berlin-Est, les autorités communistes ont pris le pouvoir. Son retour est triomphal. Tandis que partout des agents rétablissent l'ordre, reconstruisent le pays, éduquent les esprits, on lui donne des moyens considérables pour monter le Berliner Ensemble. Pas de hasard. Si Brecht est un formidable séducteur, on se méfie de lui, de ses idées, de ses actes. Pour mieux le surveiller, l'encadrer, le saisir, l'agent Hans Trow lui colle aux basques et à la peau une jeune comédienne, mystérieuse et théâtrale, Maria Eich. En attendant de jouer Antigone, elle sera sa maîtresse.
D'étranges feux brûlent sur les hauts-plateaux, quelque part dans la forêt tropicale d'Amérique latine. Hypnotisé, le général Soledad se lance à leur recherche et se perd inexpliquablement avec sa troupe sur la route d'Iquita, où il devait retrouver le reste de l'armée espagnole. Son meilleur ami, le général San Martinez, s'interroge : Soledad a-t-il déserté ? L'ennemi a-t-il frappé ? Et pourquoi l'ombre de la fascinante Maria-Elena del Tesco, dont tous deux se sont disputé les faveurs, semble-t-elle planer sur cette disparition ? Des années plus tard, le général San Martinez découvre avec stupeur le cahier de route de Soledad, et le rêve qui conduisit une armée à sa perte.
Emilio Sandoz, linguiste et prêtre, est le seul survivant d’une mission de contact avec des extraterrestres sur une planète lointaine. Il en revient marqué du sceau de l’infamie : là-bas, il se serait prostitué et aurait tué un enfant...
Que s’est-il réellement passé ? Que sont devenus les autres membres de l’expédition ? D’où viennent ces cicatrices terribles sur ses mains ?
Nous sommes fin mai, en pleine retraite, en plein désastre. On sacrifie les équipages comme on jetterait des verres d'eau dans un incendie
de forêt. Comment pèserait-on les risques quand tout s'écroule ?...
En trois semaines nous avons perdu dix-sept équipages sur vingt-trois. Nous avons fondu comme une cire... Nous savons bien que l'on ne peut
faire autrement que de nous jeter dam le brasier, si même le geste est inutile. Nom sommes cinquante, pour toute la France. Sur nos épaules
repose toute la stratégie de l'armée française !
Fille de l'esclave violée par un marin anglais à bord d'un vaisseau négrier, Tituba, née à la Barbade, est initiée aux pouvoirs surnaturels par Man Yaya, guérisseuse et faiseuse de sorts. Son mariage avec John l'entraîne à Boston, puis au village de Salem.
Niveau B2
La Guadeloupe des années cinquante. Contre des parents qui semblent surtout soudés par le mensonge, contre une mère aussi dure avec les
autres qu'avec elle-même, contre un père timoré, la petite Maryse prend le chemin de la rébellion. La soif de connaissance, les rêves
d'autonomie et de liberté la guident vers son destin d'écrivain. Mais peu à peu les épreuves de la vie appellent l'indulgence, la nostalgie
de l'âme caraïbe restitue certains bonheurs de l'enfance.
Il n'est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait de son Opinel pour manger. Ouvrier devenu petit
commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui.
Cette fille, Annie Ernaux, refuse l'oubli des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis sa petite "place au
soleil". Et dévoile aussi la distance, douloureuse, survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : "Les livres,
la musique, c'est bon pour toi. Moi, je n'en ai pas besoin pour vivre."
Ce récit dépouillé possède une dimension universelle.
« Éberluée, j'ai prié le taxi de s'arrêter un instant. Dans un réflexe de propriétaire, je me suis demandé de quel droit on avait planté ce
réverbère en mon absence, juste sous mes fenêtres, dans l'axe de la vue plongeante sur la vallée... »
La cinquantaine séduisante, Florence partage sa vie entre Paris et un village de montagne isolé, dans lequel elle vit comme un ermite. Mais
l'irrésistible appel du progrès finit par atteindre ce lieu perdu, et prend la forme de réverbères, de rutilantes poubelles de tri
sélectif... signant l'intrusion de l'écologie bureaucratique dans la vie rurale.
Dans ce conte bucolique, Benoît Duteurtre raille, avec douceur, les contradictions d'une humanité égarée dans les pièges de la société
contemporaine.
Il y a quatre personnages, très différents. Christine, qui dirige une agence de voyages, se sent épuisée sans raison. Tout devait lui
sourire pourtant. A cinquante ans, elle s'est organisée une existence active et libre. mais, sans qu'elle ait jamais osé se l'avouer, la
peur de vieillir la mine. Paul, le paysan, un homme sensible et doux, n'a jamais pu s'arracher à la famille, de brutes dans laquelle il est
né. Solange, guichetière à la SNCF, en veut au monde entier et d'abord à elle-même. D'où vient cette hargne qui l'habite ? Luc, à force de
se battre pour sauver son couple du désastre, est au bout du rouleau, psychologiquement et matériellement.
Il n'y a pas de liens entre ces deux femme et ces deux hommes, sauf de brèves rencontres de hasard. mais, tous les quatre vont vivre, dans
des circonstances imprévues, ces moments où l'ont est brusquement mis en face de soi-même et où l'ont prend conscience des impasses où l'on
s'est engagé. Chacun à sa façon accepte enfin de changer, de se libérer des entraves, d'échapper au sort auquel il se croyait condamné.
Pierre aurait pu rester dans l'ignorance des mystères de Baleine. Il n'aurait exploré que la Raffinerie, grande maison que sa famille
possède depuis toujours dans cette île atlantique de naufrageurs et de sauniers. Mais en mourant sa grand-mère Aude, qu'on surnomme la
«Distinguée», n'a pas emporté son secret qui eut le visage de Nicolas, marin de fortune et amant d'un hiver.
Et l'aventure n'est pas morte : elle se cache au bout du jardin. Les sauvages guettent sous la treille et le naufrage commence au ruisseau.
Car les vastes demeures familiales où rêvent les moussaillons des bals costumés sont autant d'embarcadères. Avec bonheur, Jérôme Dumoulin
fond
l'alliage peu commun du récit de voyage farfelu et du retour nostalgique aux lieux enchantés de l'enfance. Entre l'élégie et l'humour, ce
premier roman fera rêver tous ceux que l'amour des cartes et des estampes n'a jamais quittés.
Roxane arrive à Paris. Comme bagage, elle n'a que son enthousiasme, sa naïveté, son désir et sa rage d'apprendre le français. Elle veut
devenir française par la langue. Mais la langue française se révèle implacable, une compagne infidèle. "Quelle belle garce cette
langue, la plus belle. Quelle belle grâce cette langue, la plus belle."
Les bribes d'une enfance iranienne troublent son monde parisien. Les souvenirs murmurent tout bas. Elle se découvre un confident mythique :
Montesquieu. Elle se raconte et raconte le monde d'aujourd'hui à l'inventeur des Lettres persanes.
À soixante-cinq ans, il est à l'âge des bilans. Elle en a moitié moins et rumine son chagrin. Celui d'avoir été plantée là avec ses deux filles par un mari volage parti pour une "femme moins usée."
A priori, Pierre et Chloé n'ont pas grand chose à partager. Il en décide pourtant autrement, emmenant sa belle-fille sur un coup de tête
pour quelques jours à la campagne. Au fil d'un long dialogue, ils vont peu à peu se livrer.
La vie ça fait mal tout le temps et on n'y peut rien du tout. C'est ce que pense Thomas que les gamins de sa cité ont rebaptisé Tomate. Thomas ne sait ni jouer au foot, ni se battre... mais il est hanté par un cauchemar épouvantable, toujours le même, qui revient chaque nuit. Sa rencontre avec Merlin, un clochard, un crève-la-faim, aussi seul et aussi malheureux que lui, lui permettra-t-elle enfin de se libérer de son secret, de devenir définitivement Thomas ?
Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier dans un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adulte.
Jeune fille, Jocelyne rêvait de mode et de prince charmant. Mais la vie est passée par là, et à 47 ans, la mercière d'Arras doit se contenter d'un mari indifférent et d'un blog sur la dentelle. Quand un heureux concours de circonstances lui offre le gros lot du loto, Jocelyne réalise qu'elle a de quoi réaliser tous ses désirs. Grisée par cette perspective, elle décide de prendre son temps avant d'en parler à ses proches et en attendant, fait la liste de tout ce qu'elle pourrait s'offrir, achats utiles ou folies inconsidérées ... Elle se méfie de cet argent tombé du ciel, n'aurait-elle finalement pas plus à perdre qu'à gagner ?
Le monde perdu : univers oublié, disparu ? Pas pour tous : Édouard Malone, reporter à la Daily Gazette, va tenter de prouver à la belle
Gladys et à l’effrayant professeur Challenger qu’il existe encore. L’aventure commence dans les méandres de l’Amazone, mais les serpents venimeux et les esprits des bois ne sont pas les moindres dangers. La découverte des monstres du jurassique inaugure une série de
catastrophes que le courage des aventuriers et l’intelligence des scientifiques ne parviennent pas toujours à maîtriser.
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It's London, 1907. Journalist Edward Malone, rejected by the woman he loves because he is too prosaic, decides to go in search of adventure
and fame to prove himself worthy of her. Soon after, he meets Professor George Challenger, a scientist who claims to have discovered a 'lost
world' populated by pterodactyls and other prehistoric monsters.
Automne 1937.
Le brouillard crépusculaire envahit doucement les vieux quartiers lyonnais. Nelly, la serveuse rousse des Trois Maries, attend ses habitués.
Comme tous les jours... L'épicier commandera sa menthe à l'eau, les joueurs de belote leur beaujolais... Soudain, il entre ! L'homme du
Labrador ! Et tous les rêves du grand Nord avec lui. Labrador ! Mot magique aux reflets d'or. Immensité sauvage et lointaine.
Hurlement des loups. Morsure du froid... Tout à coup, grâce à Freddy, la grisaille s'envole. Le silence s'installe. Pour l'écouter, on plie
les journaux, on range les cartes, on oublie l'heure... Et Nelly n'en finit plus de rêver... Partira-t-elle bientôt ver le Grand Nord, terre
d'aventures ? Freddy l'emmènera-t-il avec lui ?
Illettré raconte l'histoire de Léo, vingt ans, discret jeune homme de la cité Gagarine, porte de Saint-Ouen, qui chaque matin pointe à l'usine et s'installe devant sa presse ou son massicot. Dans le vacarme de l'atelier d'imprimerie, toute la journée défilent des lettres que Léo identifie vaguement à leur forme. Elevé par une grand-mère analphabète, qui a inconsciemment maintenu au-dessus de lui la chape de plomb de l'ignorance, il a quitté le collège à treize ans, régressé et vite oublié les rudiments appris à l'école. Puis les choses écrites lui sont devenues peu à peu de menaçantes énigmes. Désormais, sa vie d'adulte est entravée par cette tare invisible qui grippe tant ses sentiments que ses actes et l'oblige à tromper les apparences, notamment face à sa jolie voisine, Sibylle, l'infirmière venue le soigner après un accident. Réapprendre à lire ? Renouer avec les mots ? En lui et autour de lui la bonne volonté est sensible, mais la tâche est ardue et l'incapacité de Léo renvoie vite chacun à la réalité de ses manques : le ciel semble se refermer lentement devant celui que les signes fuient et que l'humanité des autres ignore. Centré sur le combat de Léo contre son illettrisme, le nouveau roman de Cécile Ladjali est un livre d'énergie et de conviction qui ouvre une voie imprévue et poétique sur ce handicap invisible, poursuivant une réflexion qui lui est chère autour des mots, de l'école, de la dignité et de l'estime de soi, impossibles sans le langage.
En 1860, un jeune couple protestant, David-Frédéric et Emma, décide de partir prêcher les évangiles en Afrique australe. Plus d'un siècle plus tard, Paul, un lointain descendant des missionnaires, s'embarque à son tour pour Masitise, dans une Afrique du Sud où l'apartheid s'éteint doucement. C'est le même paysage que ses ancêtres ont longtemps contemplé : des grottes, creusées dans le roc, et au loin, des montagnes rougeâtres et de hauts plateaux verdoyants, dont les couleurs se mêlent le soir d'une façon magique. Mais Paul, venu de France, cherche plus qu'un simple dépaysement. Son fils Giuseppe doit venir le rejoindre, dans sa demeure de pierre. Pour ces deux êtres, qui n'ont jamais vieilli ensemble, un long chemin est à venir. Que se diront-ils ? Comment se parleront-ils ?
Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un trio inséparable. Lorsque Hope tombe malade, ils décident de jouer aux apprentis sorciers, alchimistes de la vie. Peut-on sauvegarder notre conscience et la transférer ? Des laboratoires secrets de l'université de Boston jusqu'à un phare perdu au bout d'une île, s'engage une course effrénée pour défier la mort. Emouvant, mystérieux, plein d'humour et d'amour, L'horizon à l'envers est un roman innovant qui explore la mémoire des sentiments.
Sujet : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite.